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                 LE VITRAIL DE L'ÉGLISE SAINT BARTHELEMY

Ce vitrail classé Monument historique en 1910, restauré en 1851-1852, date de 1510 environ.
 La légende rapporte que ce vitrail aurait été fait par un ouvrier dont le maître en faisait d’autres à Charolles.
Lorsque le travail fut achevé, le maître verrier vint le voir et le trouva si beau et si supérieur aux siens que, furieux, il tua son ouvrier dans le bois de Viry qu’ils traversaient ensemble pour aller à Vendenesse où l’ouvrier devait en faire un autre.

                                

Cette verrière a un caractère féodal affirmé. La baie d'axe de l'église Saint-Barthélemy de Viry, fut offerte par Charles de Saillant, petit-fils du chancelier de Charles le Téméraire, vers 1525-30.
Entourant le Christ de douleur, Charles de Saillant est présenté par saint Charlemagne, agenouillé, vêtu d'une armure et d'un tabard à ses armes, son heaume et ses gantelets à ses pieds.
Son épouse Marguerite de Saligny a posé son livre d'heures sur son prie-Dieu et est assistée de sainte Marguerite d’Antioche émergeant du dragon. Les personnages sont placés en avant de tentures damassées, sous des arcs dont l'intrados est orné de caissons en perspective, sur un socle architectural portant les armes des donateurs et leurs devises sur des phylactères.

La représentation des donateurs en figures agenouillées ou debout n'est pas une nouveauté au XVI siècle des mécènes princiers ou des membres du haut clergé ont fait inclure leurs portraits dans des verrières dès le XV siècle, comme les ducs de Bourbon à la cathédrale de Moulins, à la Sainte-Chapelle de Riom ou à Bourbon-L'Archambault, voire plus tôt.
Il ne s'agit pas enfin d'un privilège réservé à une catégorie particulière de bienfaiteurs : les verrières montrent des laïcs et des clercs, des nobles et des roturiers, des hommes et des femmes, des adultes et des enfants, des « portraits » rétrospectifs et des effigies très vraisemblablement peintes au vif ou du moins d'après des dessins ou des peintures précis.

La présence des donateurs résident en premier lieu dans les habitudes de financement des verrières des édifices religieux. Si le chapitre ou la fabrique prend en charge la construction, les autels, les stalles, la chaire, etc., la clôture des baies est souvent laissée à la charge de particuliers ou de corps constitués, confréries de métiers notamment. En échange, il est rare que ces mécènes se voient soumis à des contraintes décoratives ou iconographiques : ils font appel aux maîtres verriers de leur choix, peintres locaux ou étrangers à la ville, ils ne se soucient guère le plus souvent de l'agencement narratif et décoratif, de l'échelle des figures, de la gamme chromatique, du style figuratif des verrières environnantes. Le plus souvent ils choisissent des thèmes liés à leurs dévotions, à leurs saints patrons. Les portraits de donateurs et/ou leurs chiffres ou armoiries peuvent, au-delà du financement de la verrière, exhiber des droits acquis par ces familles sur les chapelles : le vitrail peut alors être une des éléments désignant cette possession concurremment avec la présence de tombes, de blasons sculptés ou peints sur la voûte ou le retable, insérés dans les grilles ou les clôtures, de litres, de tentures.



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